Einstein en 140 caractères, ou la psychologie du commentaire
Publié par Etienne Denis dans Ergonomie et utilisabilité, Web 2.0
“Le temps n’est pas une constante. Il varie selon la vitesse.“
Voilà, c’est l’une des plus grandes idées d’Albert Einstein, l’un de plus grands penseurs de l’humanité, exprimée en 62 caractères. C’est assez court pour être publié sur Twitter.
En ajoutant l’espace nécessaire pour retwitter avec mention de la source, un ou deux hashtags et un lien où l’internaute intéressé pourra en apprendre plus, l’idée ne fait que 120 caractères:
“RT @EtienneDenis Le temps n’est pas une constante. Il varie selon la vitesse. http://bit.ly/9jmu6j #Einstein #paradigmes“
Einstein en 120 caractères? Ouf! Il ne reste alors que 20 caractères pour ajouter son commentaire… Un “Je ne comprends rien à tout ça.” est donc beaucoup trop long. Déjà, il faut couper.
C’est dire que Twitter permet de diffuser des concepts très complexes, mais ce n’est pas la plateforme idéale pour faire avancer les discussions…
Pourquoi alors le constat, fait notamment sur Presse Citron, que les discussions migrent des blogues vers Twitter? (Voir Twitter rend-il les blogs plus intéressants ou plus sinistres ? publié ce matin et surtout Commentaires et discussions : la grande évasion publié en novembre.)
Il y a en effet d’une part un éparpillement des contenus. Par exemple, Steph Guérin a publié SEO : Pourquoi une baisse dans le positionnement? sur son blogue, et a republié exactement le même texte, avec la même photo, sur Facebook. Et d’autre part, il y a surtout éparpillement des commentaires : l’article pourra être commenté sur Twitter, sur Facebook et, évidemment, sur le blogue lui-même.


