Compressions à Radio-Canada : le Web en est-il la principale victime?
Publié par Jonathan Bergeron dans Marketing interactif, Nouvelles
Il y a de cela quelques semaines, les compressions budgétaires de Radio-Canada ont occupé une bonne partie de l’actualité. En fait, la société d’État estime qu’elle mérite l’octroi d’une aide supplémentaire pour maintenir la qualité de ses services. Quant à moi, j’ai bien peur que le volet Web fasse les frais de ce nettoyage à sec.
En fait, mon inquiétude sur l’effet des coupures au sein de Radio-Canada s’est exacerbée au hasard d’une rencontre.
En assistant à un enregistrement d’À la semaine prochaine, j’ai croisé l’ancien camarade d’une collègue, qui travaille pour le réseau sur les projets web. Je lui ai demandé si les compressions allaient affecter son boulot. Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre qu’il allait être coupé…
Tu parles. Armé de plusieurs années d’expérience dans le secteur du Web, ce jeune homme formé à Radio-Canada grâce à nos taxes sera disponible sous peu. Il ira sans doute enrichir un concurrent.
Pourquoi suis-je inquiet?
Depuis un certain temps, je me demande si Radio-Canada se rend compte qu’elle sacrifie une source d’expertise qui s’avérera onéreuse à remplacer. Les dirigeants sont-ils conscients de la pénurie de main-d’œuvre expérimentée qui sévit dans le secteur du Web?
Les coupures toucheront-elles particulièrement le « petit nouveau »
souvent relégué au Web parce qu’il le maîtrise mieux?
Pourtant, au cours des dernières années, Radio-Canada a fait des miracles en rendant disponible sur le Web, en différé ou en direct, une multitude d’informations, notamment des archives médiatiques d’une richesse surprenante et des contenus liés à pratiquement toutes ses émissions. En outre, mentionnons qu’elle a innové de façon spectaculaire en commençant récemment à diffuser des webséries.
Bref, j’espère que Radio-Canada n’est pas en train de prendre des décisions au détriment du plus grand secteur médiatique de l’avenir. Il faut parfois se rappeler que les crises constituent aussi des vecteurs d’opportunités.
Voici donc ma question : pensez-vous que Radio-Canada pourrait profiter de cette période de turbulences pour améliorer ses services Web?
