
Désolé si aujourd’hui je fais de l’opinion dans ce blogue, mais ça a quand même un lien avec le contenu internet (ma spécialité) et le journalisme (ma profession avant que le web existe).
Le problème : il y a des blogueurs (lire notamment Novovision, Opossum , Michelle Blanc et Bruno Boutot) qui voudraient pouvoir adhérer à la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ) en conservant leur web-attitude.
C’est quoi une web-attitude? En cette en cette fin 2008, c’est “foutez-moi la paix avec vos principes et vos grandes idées, moi je fais du web, donc moi j’ai le droit d’écrire ce que je veux et comme je le veux.”
Mais n’en déplaise à certains évangélistes du web, les règles de la société s’appliquent aussi à votre compte Twitter.
Ces règles interdisent par exemple la publicité trompeuse, la diffamation, le vol du droit d’auteur, la fraude… L’une d’elles, c’est que si vous voulez être membre de la FPJQ (d’ailleurs, rien ne vous y oblige), vous devez suivre leur guide de déontologie. C’est une résolution prise lors de leur congrès du weekend dernier.
Mais quel genre de contrainte ce code impose-t-il pour causer tant de remous?
- s’assurer de la véracité des faits
- ne pas induire en erreur avec des titres trompeurs
- départager clairement l’opinion des faits
- ne pas publier de rumeur
- ne pas plagier
- rendre compte des réalités sans préjugé
- ne pas harceler les sources qui viennent de vivre un drame personnel
- etc.
Notez que ce code moral n’a aucune valeur coercitive. Il existe depuis des années et n’a pas été inventé pour les blogueurs.
JE POSE LA QUESTION : quelle partie de ce code pose problème aux blogueurs qui voudraient devenir membres de la FPJQ? (Allez, ne soyez pas timides, citez-moi un passage précis.)
Je vais être baveux et répondre moi-même.
L’un des problèmes, c’est que ce code oblige le bloggeur à une certaine rigueur. Outch! Par exemple, un journaliste ne pourra pas prétendre que “la compagnie ABC fait telle chose” simplement parce qu’un autre blogue l’affirme. Il doit faire une recherche lui-même et valider ses sources. Je sais, je sais, c’est forçant, et les blogueurs n’ont pas toujours le goût de se forcer…
Autre problème : les conflits d’intérêt. Le code dit “Le choix des informations rendues publiques par les journalistes doit être guidé par le seul principe de l’intérêt public. Ils ne doivent pas taire une partie de la réalité aux seules fins de préserver ou de rehausser l’image de tel individu ou de tel groupe.” Ça, c’est un peu difficile pour certains blogueurs.
Je vais être très baveux. J’ai l’impression que tout ceci est une question de jalousie. Certains blogueurs aimeraient bien avoir la crédibilité des “vrais” journalistes, être invités dans les “vraies” conférences de presse, etc. Je n’invente pas : ça fait partie des discussions sur ce sujet.
Parce que c’est bien beau de se dire “j’ai 40,000 visites” (trafic hebdomadaire estimé de Vincent Abry, l’un des blogueurs les plus populaires du Québec), mais ça n’arrive pas à la cheville du Journal de Montréal avec ses 600,000 copies imprimées par semaine… Je ne dis pas que le web n’est pas important. Sauf que le web, c’est des millions de sites dont une infime portion ont un réel impact. Et rares, très rares même sont les blogues qui ont un réel impact.
Pas d’accord? Alors indiquez-moi quels blogues ont eu un réel impact lors de la campagne électorale qui vient de se terminer au Québec?
Ou expliquez-moi pourquoi une vedette de la blogosphère québécoise comme Michelle Blanc a dû passer à Tout le monde en parle pour être connue des gens (et là je parle des gens “ordinaires”, comme votre beau frère qui n’est pas un spécialiste du marketing web).

Mais ou es-tu allé chercher que je voulais faire parti de la FPJQ? Ça va pas la tête? Pourquoi je voudrais faire partie d’une association rétrograde? De plus, quel blogue a un impact sur la campagne? Plusieurs en ont. Un seul blogue n’a pas d’impact comme un seul média n’en a pas non plus. C’est l’addition des opinions, dont celles de blogues, qui a un impact au final. Par exemple, si Québec Solidaire a un premier député c’est entre autres à cause de la pertinence de leur intervention dans Twitter, ou sont plusieurs blogueurs, qui ont repris le message et l’on diffuser à leur tour. Finalement, avais-je besoin d’être connue par le beau-frère? Non, pas pour ma business qui va très bien merci. Je suis allée à Tout le monde en parle, entre autres, par sens du devoir et afin d’expliquer ce qu’est ma condition à un plus grand public afin de faire tomber certains tabous persistants et afin d’aider mes frères et sœurs d’infortunes. C’est clair que 1.5 million d’auditeurs, ça fesse plus et plus large que mes 70 000 lecteurs mensuels. Mais mes lecteurs sont très ciblés ce que n’offre que difficilement la TV. Ce n’est pas un ou l’autre média c’est plutôt quel média et il est clair que l’addition des médias a un plus gros impact…
Michelle,
Je parle de la possibilité d’adhérer à la FPJQ, et non du désir. Je sais, la nuance est subtile, mais elle est là quand même.
La FPJQ est rétrograde? C’est une opinion. Je vais te confier quelque chose : c’était mon opinion il y a 15 ans, quand je négociais avec eux au nom de l’Association des journalistes indépendants.
Mais je remarque que tu ne réponds pas à la question : quel passage du guide de déontologie pose problème au blogueur qui voudrait devenir membre de la FPJQ?
Radio-Canada, La Presse, TVA et d’autres médias ont eu un impact réel sur la campagne. Je remarque que tu ne cites pas de blogue qui ont eu un impact réel. (à moins que Twitter soit un blogue?). Pourtant, il y en a. Mais ce sont des blogues de… journalistes membres de la FPJQ!
Tout d’abord faudrait trouver des blogueurs qui veulent devenir membre de la FPJ!Q, ce qui n’est pas une mince affaire. Puis, le code de déontologie? Celui des blogueurs est plus contraignant. Eux se doivent d’hyperlier leur source, ce que font rarement les journalistes, soient-ils blogueurs. Puis, les blogueurs sont responsables personnellement de leur écrits. Les journalistes eux, ne sont responsable de rien. Ce sont leur patron et leur média qui ont la responsabilité. Pour le reste, ce n’est pas de la déontologie mais c’est plutôt de l’éthique élémentaire et en général, les blogueurs en ont, comme en général, les journalistes en ont. De dire que c’est la déontologie qui différencie les journalistes de blogueurs c’est comme de dire que c’est la vitesse des jeux qui différencie la CFL de La NFL. Blanc bonnet, bonnet blanc…
Je ne suis pas assez blogueur pour me mouiller, mais j’aurais choisi un autre exemple que le Journal de Montréal pour parler de déontologie!
Il me semble qu’il y a quelques contraintes du code de déontologie avec lesquelles ils sont parfois flexibles… je ne dirai pas lesquelles…
Évidemment, c’est mon opinion.
Michelle,
Pour quelques exemples de blogueurs membres de la FPJQ, voir notamment http://www.cyberpresse.ca/opinions/blogues .
Les blogeurs ont un code de déontologie? Merci de m’indiquer l’url! Merci aussi de spécifier l’organisme qui arbitre les manquements à ce code (pour les journalistes: http://tinyurl.com/5t9yy2 ).
Pour ce qui est de la responsabilité “personnelle” des blogueurs, cela ne dépend pas d’un statut de “journaliste” ou de “blogueur”. Ça dépend du statut de salarié! Quand Jonathan, Adriana, Esteve et d’autres de mes collègues bloguent, d’un point de vue légal ils n’engagent pas leur responsabilité personnelle, mais bien celle de leur employeur (comme les journalistes).
Et puis, un journaliste qui ne se sentirait pas moralement responsable de ses textes serait congédié sans délai!
Et puis, soyons sérieux, je ne crois pas que l’habitude d’hyperlier ses sources soit plus contraignant que le code de la FPJQ…
La question “quelle partie de ce code pose problème aux blogueurs?” n’a toujours pas été répondue. Il est où le problème?
Ne serait-il pas plus juste de comparer un agrégateur de contenu au Journal de Montréal et un journaliste à un blogueur, plutôt que les visites d’un blogue aux copies imprimés d’un journal?
De plus, le blogueur a la possibilité et/ou la responsabilité d’être beaucoup moins local.
@ Guillaume. C’est un bon point.
Cela dit, le Journal de Montréal est imprimé à environ 300,000 copies le samedi matin. Ca fait longtemps que j’ai vu le chiffre, mais de mémoire chaque copie est lue par trois personnes en moyenne (c’est le genre de détail qu’un journaliste doit vérifier avant de publier).
Si on suppose que la moitié d’eux lisent les articles dans les premières pages, ça fait grosso modo 500,000 personnes qui lisent les journalistes qui publient là. Même logique pour La Presse, mais avec des chiffres un peu moins gros.
Conclusion : on est loin des 10 ou 20,000 visites que certains très bons blogeurs ont dans leurs meilleures journées!
N’oublions pas que sur un blogue, contrairement à un média papier, un article n’est pas uniquement lu le jour de la publication. Une fois en archive, il attire toujours de nombreux lecteurs bien après publication…
Petite démonstration en trois citations tirées de ce qui précède :
1. « Le problème : il y a des blogueurs (lire notamment Novovision, Opossum , Michelle Blanc et Bruno Boutot) qui voudraient pouvoir adhérer à la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ) en conservant leur web-attitude. » du billet d’Étienne
2. « Mais ou es-tu allé chercher que je voulais faire parti de la FPJQ? Ça va pas la tête? Pourquoi je voudrais faire partie d’une association rétrograde? » de la réponse de Michelle
3 « s’assurer de la véracité des faits » du billet d’Étienne
Qui parle de déontologie?
C’est très intéressant comme billet et comme discussion!
Avec ses 70 000 lecteurs mensuels, on pourrait estimer le trafic de Michelle à 280 000 visites par mois si on se dit qu’un lecteur visite son site ou lit son flux RSS une fois par semaine. C’est beaucoup plus que Vincent Abry. Comparé aux 600 000 copies du Journal de Montréal que Denis avance (2.4 M par mois), ce n’est pas si pire! C’est 12% du lectorat du journal pour une seule personne.
Cependant, il y a sûrement une erreur dans les chiffres de Michelle. Ou bien il y a différence dans son interprétation et la mienne. Ils sont beaucoup trop élevés par rapport à des blogueurs, qui sont probablement les plus gros au Québec, comme Benoît Descary avec 5000-6000 abonnés à son flux et a ~60 000 visites par mois et Abry avec 3000 abonnés et ~120 000 visites par mois. Si on parle de lecteurs, un abonné RSS devrait donner un lecteur par mois. Donc 2000 abonnés RSS donnent logiquement 2000 lecteurs par mois, non? À moins de calculer ça en visites? 2000 abonnés RSS par jour donnerait au maximum 2000 visites par jour. C’est 60 000 par mois. Ça fait du sens, mais ça reste quand même 2000 lecteurs et non 60 000 lecteurs. À moins d’avoir un énorme trafic provenant de la recherche? Possible, mais dans ce cas, on repassera pour l’influence et la fidélité. Mais bref, c’était ma parenthèse de gars de Web analytique!
Sinon, un blogueur n’a pas grand chose à voir avec un journaliste des grands médias. En tout cas, pas au Québec. La visibilité et l’influence n’est pas la même du tout. Dans 2-3-4-5 ans ça sera peut-être autre chose, mais pour l’instant, la blogosphère est un un truc d’initiés et je crois que 98% des gens dans la rue n’ont encore aucune idée de ce qu’est un blogue. Alors pour l’influence, on repassera. On a beau se mettre en gang, je ne suis pas certain que Michelle, moi, Benôit et Vincent et d’autres tous ensemble puissions avoir autant d’impact que Richard Martineau ou Patrick Lagacé.
Perso, je pense que les journalistes et leur code ont leur place. Un blogueur n’est pas un journaliste, pas plus qu’un mécanicien est un informaticien qui peut concevoir des systèmes informatiques performants. Ça ne veut pas dire que le blogueur ou le mécanicien ne peuvent pas s’amuser à faire semblant d’être journaliste ou informaticien. Mais ça restera dans un cadre amateur. Je suis donc un blogueur amateur et non un journaliste et ça me convient très bien.
Je ne pense pas qu’on puisse démontrer que l’un est plus influençable que l’autre puisque chacun touche un public différent…
ce n’est pas différent que je voulais dire mais…. complémentaire… pardon…
@ Denis Roy : C’est justement ça le point. J’ai interprété des intentions pour faire de la polémique. Ça fait du bon blogue (je sens que ça va me coûter un scotch à l’amie Michelle) mais ce n’est pas du journalisme. Si je m’affichais comme journaliste (ce que je ne fais pas), il aurait fallu que je contacte les différentes personnes avant d’interpréter leurs intentions. C’est très restrictifs.
@ Stéphane : Merci pour ton (long!
) commentaire. (Quelqu’un d’autre a eu des bugs avec le captcha?)
@ Sincever : Le décompte des visiteurs / visites d’un blogue tient déjà compte que les articles peuvent être lus beaucoup plus tard.
@ tous: 12 commentaires plus loin, je relance la question : “quelle partie de ce code pose problème aux blogueurs qui voudraient devenir membres de la FPJQ?”
Hello Étienne,
C’est un billet qui s’inscrit dans la réflexion blogueurs/journalistes, mais je dois t’avouer que je ne vois pas où tu veux en venir. Perso, je suis un blogueur, et n’ai rien à cirer d’une carte de journaliste. Ce n’est pas mon métier, ni mon ambition. Ni le même contexte d’ailleurs. Je laisse les journalistes faire leur métier en paix, et je fais le mien. Bloguer n’est pas mon métier. D’ailleurs, bloguer, c’est utiliser une plateforme techno pour écrire. Ce n’est pas un statut en soi.
Je trouve ton billet un peu agressif et je ne comprend pas pourquoi. Je sais que tu as droit à ton opinion, et tout le tralala, mais il reste que la question blogueurs/journalistes n’est pas une nouveauté à l’extérieur du Québec, et ne se résoudra pas en polarisant le débat plus qu’il ne l’est déjà. C’est un débat qui a eu lieu (et qui a toujours lieu) à l’extérieur de nos frontières. Le code de déontologie de la FPJQ n’est peut-être pas la réponse la plus appropriée, et marque peut-être une prise de conscience accompagnée d’une certaine crainte. C’est, je crois, ce qui agace beaucoup de gens. Mais encore une fois, cela ne me touche guère.
Trois passages de ton billet m’agacent particulièrement, parce que je le trouve gratuit et blessant pour tous ceux qui se “forcent le cul” pour écrire des trucs pas trop stupides, même s’il ne sont que de vulgaires blogueurs:
D’abord, le passage suivant: “Je sais, je sais, c’est forçant, et les blogueurs n’ont pas toujours le goût de se forcer…”
On pourrait prétendre malicieusement que certains journalistes non plus, au nombre d’erreurs factuelles de base qu’on peut relever tous les jours dans la presse. Et pourtant, ils sont payés pour vérifier leurs sources. Cela ne devrait pas enlever l’obligation de vérifier ses sources aux blogueurs qui veulent écrire davantage que de l’opinion, mais cela montre que ton argument est un préjugé qui ratisse très, très large, et met tout le monde dans le même panier. Un peu plus de rigueur de la part de qqun qui s’en prend à celle des autres serait davantage cohérent.
Ensuite, ton argumentaire d’absence de conflit d’intérêts me fait sourire. Les journalistes du Journal de Québec qui écrivaient dans le Média Matin Québec des “articles” vitrioliques sur le patronat pendant le conflit de travail le faisaient-ils vraiment sans essayer de favoriser leurs intérêts? Les articles écrits dans les magazines spécialisés le sont-ils toujours sans subir les pressions des annonceurs? Même chose pour les grands journaux? Je te parle de la réalité, pas de principes qui tiennent la route uniquement sur papier.
Cependant, c’est vrai qu’il y a une nuance entre un blogueur qui est aussi consultant et qui utilise son blogue pour émettre des opinions et écrire des articles qui favorisent ses ventes, et un journaliste qui travaille pour un média. Je la comprend. C’et pour ça que je n’ai pas l’intention de me proclamer journaliste, ni d’être jaloux d’eux…
Dernièrement, le dernier point qui m’accroche est la question du nombre. Les journalistes ne travaillent pas tous pour des publications à très grand tirage. Cela revient-il à dire qu’un journaliste qui travaille pour un magazine spécialisé avec un tirage de 20000 copies est moins qualifié que moi, parce que mon site reçoit plus que ce nombre de visites et que mon “impact” est supposément plus grand? Allons donc. Cela n’a rien à voir avec le statut officiel, mais seulement avec l’audience et la portée d’un média.
Parlant d’audience, je pense aussi que le statut officiel aura simplement moins d’impact face à l’audience dans l’avenir. L’organisateur d’un événement qui touche une niche se foutra pas mal de la couverture du journal de Montréal, mais pourra être soucieux de celle des blogueurs spécialisés dans son domaine précis. Ce n’est pas une question de statut ou de volume mais de ciblage.
Et pour répondre à ta question sur l’impact des blogues sur la campagne, tu me trouveras prétentieux mais je peux te nommer le mien: la section “10 mythes sur Québec Solidaire”, ils l’ont pris chez moi. Et m’ont cité comme tel. Je ne suis sûrement pas le seul à avoir eu un impact sur les moyens pris par les partis politiques, si ce n’est que d’avoir fait un peu avancer leur réflexion sur l’utilisation d’Internet en politique. Pas besoin de statut officiel pour amener les gens à réfléchir, non?
Impact très limité, soit. Ciblé, d’accord. Microscopique même. Mais impact tout de même.
Bref, ton billet est une opinion, c’est ok. Mais attention à tes faits… Je ne vois pas comment ton billet sert le débat, sinon en y ajoutant un peu de rage, alors qu’il a plutôt besoin de faits et d’exemples positifs.
My two cents.
Michael,
Merci pour la loooongue réponse. Ton point de vue est clair, argumenté et solide. Y répondre ne sera pas facile…
D’abord, mon but n’était pas de blesser. Désolé pour ça. Je voulais être “baveux”. Je voulais trouver la réponse à cette question: quelle partie de ce code pose problème aux blogueurs qui voudraient devenir membres de la FPJQ?
Revenons aux faits. La FPJQ a décidé que pour devenir membre, il faut adhérer à son code de déontologie. Et les réactions ont été épidermiques.
La FPJQ s’est fait traitée de rétrograde et de fabriquant de fouet. L’initiative a été comparée à de la tarte à la crème.
Il y a eu des commentaires comme: “alors si guerre il doit y avoir, (elle) aura lieu entre des journalistes traditionnels, obtus et conservateurs… et des journalistes blogueurs, curieux et aventureux.”
Où je veux en venir? Comprendre pourquoi cette réaction épidermique.
Parce que, même si 3000 mots ont été écrits sur ce débat, personne n’a répondu à la question: quelle partie de ce code pose problème aux blogueurs qui voudraient devenir membres de la FPJQ?
Tu auras compris que la question ne s’applique pas aux blogueurs qui, comme toi, n’ont aucun désir d’être membre de la FPJQ.
Un détail. Je n’ai jamais prétendu qu’un journaliste spécialisé qui publie à 20,000 copies est moins qualifié. Je me rappelle d’un dossier sur l’effet de serre que j’ai publié dans Québec Science en 1992 (à une époque où presque personne ne parlait de ça). C’était un petit bijou imprimé à 20,000 copies. Il n’y a presque pas eu d’impact.
Dans l’actualité, ça aurait été une bombe.
Cela dit, je suis plutôt d’accord avec ton analyse du travail de certains journalistes. Je suis plutôt d’accord parce que tu fais la même nuance que moi: pas tous les journalistes, comme moi je ne visais évidemment pas tous les blogeurs (je cite: “certains blogueurs”).
Merci encore pour ton commentaire.
Salut Étienne.
Je trouve que tout le monde est très gentil avec toi.
Je me demande pourquoi.
Soit tu as lu un peu trop vite, soit tu es de mauvaise foi.
Je vais faire comme tout le monde: je vais être gentil et supposer que tu as lu trop vite.
C’est la première fois que je vois quelqu’un inventer une expression “web-attitude”, en faire la définition et en incarner l’exemple dans le même texte:
- ton titre est mensonger et trompeur: dans l’article que j’ai écrit et qui a été repris par les blogueurs que tu cites, il ne s’agit pas de “pas de déontologie pour les blogueurs” mais au contraire: “les journalistes n’ont pas l’exclusivité de la déontologie”: tout professionnel est tenu à être compétent et honnête. L’éthique, ça concerne autant les plombiers que les dentistes ou les blogueurs. Quand les journalistes s’en attribuent l’exclusivité, ils sont dans le champ. Et toi aussi.
- aucune de tes accusations contre les blogueurs n’est soutenue par des sources et des exemples: pas fort. Est-ce de la diffamation?
- les blogueurs professionnels que tu cites courent encore plus de risque que les journalistes à manquer à la déontologie: s’ils sont soupçonnés de malhonnêteté ou de plagiat, ils n’ont ni média, ni syndicat, ni fédération pour leur venir en aide; et ils perdent leurs clients; une bien meilleure motivation qu’une angélique déclaration de principe;
- il n’y a pas besoin d’être lu par beaucoup de gens pour créer une réputation professionnelle. Ou pour la perdre.
C’est bien beau de chercher à attirer l’attention en faisant de la provocation, mais quand c’est basé (je suis toujours gentil) sur une erreur de lecture et sur des accusations non fondées, dans le meilleur des cas tu ne te fais pas des amis.
Je suis celui qui blogue dont le billet est cité en dessous de l’hyperlien «Opossum».
«Quelle partie de ce code pose problème aux blogueurs qui voudraient devenir membres de la FPJQ?»
Aucune. Le problème dans cette question c’est ce qu’elle ne dit pas. Je ne souhaite pas devenir membre de la FPJQ et comme d’autres l’ont écrit, je ne vois aucune mention dans aucun de mes billets qui postule que «je voudrais pouvoir adhérer à la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ)». Si c’était le cas, une clause m’empêcherait de pouvoir devenir membre et ce n’est dans le code de déontologie… Extrait du site de la FPJQ:
«Article 2.01 Membres réguliers
Peut devenir membre régulier de la FPJQ toute personne qui, de l’avis du conseil d’administration, est journaliste»
Et je le répète (comme je l’ai mentionné souvent), je ne suis pas journaliste. Par contre, je veux continuer d’être accrédité quand je couvre un événement qui m’intéresse comme je l’ai été quand j’en ai fait la demande. C’est pour cette raison que je me suis «mêlé» à ce débat, en réaction à un éditorial de Marie-Andrée Chouinard.
Vous dites vouloir «comprendre pourquoi cette réaction épidermique». Je ne peux pas vous aider sur ce point, car je ne crois pas avoir fait partie des gens qui ont eu ce type de réaction.
Depuis le 26 juillet néanmoins, je dispose d’une politique éditoriale affichée qui contient des éléments de déontologie, http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2003/07/politique_edito.html
Je respecte scrupuleusement cette politique, c’est tout.
Je ne revendique aucune objectivité, cependant. Je déclare mes intérêts quand le contenu d’un billet s’y prête.
Tout ça pour dire que votre billet a quand même l’allure d’un joli troll (vous dites «Je voulais être “baveux”»); pour une fois, j’ai dérogé à un principe connu des blogueurs, «don’t feed the troll». Reste que vous m’avez relancé par courriel, en plus… Vous étiez en manque de visibilité pour agir de la sorte?
Je ne reviendrai pas sur ce que les autres commentateurs ont écrit, mais je tiens quand même à remercier tous ceux qui ont «nourri» le troll, car plusieurs de leurs arguments auraient pu être les miens, en particulier ceux de Michael.
Enfin, «Alors indiquez-moi quels blogues ont eu un réel impact lors de la campagne électorale qui vient de se terminer au Québec?»
Impact sur qui? Des électeurs? Des formations politiques? Des journalistes qui nous citent? Sur le vote d’une ou de des personnes?
Bof… à quoi bon vous répondre. Il y a des limites à nourrir une conversation qui part d’un billet qui a tout l’air d’un troll
N.B. J’en suis à ma troisième tentative pour poster mon commentaire.
Décidément, je suis de plus en plus convaincu que les échanges qui ont lieu dans les commentaires sont parfois utiles.
J’ai regardé les critères de la FPJQ pour essayer de répondre à ta question. Pour ma part, si l’envie me prenait de me prétendre journaliste, le seul critère qui me poserait problème est le 9e, soit celui du conflit d’intérêts.
C’est un fait que plusieurs des blogueurs les plus en vue sont aussi des consultants. Leur salaire leur vient de leurs activités, et ils font la promotion de ces activités sur leurs blogues. Il est parfois difficile de trancher clairement ce qui est une activité promotionnelle (par exemple quand je parle d’architecture de l’information sur mon blogue) d’un intérêt personnel sans conflit, comme quand je parle de politique. Si j’ai cependant un nouveau client en politique d’ici quelques mois, comment pourrais-je prétendre ensuite que ce que j’ai écrit visait à informer le public plutôt qu’à trouver des clients? Le journaliste n’a pas ce souci.
Bref, c’est ce point qui, je crois, pourrais devenir problématique. Du moins pour moi, ce qui fait que je me tiendrai loin de tout statut officiel et suis très à l’aise avec ça. Pour les autres points, je ne doute pas que plusieurs blogueurs font un travail de qualité quant à la recherche, la rigueur et la validation de leurs sources. Pas tous, mais pas tous les journalistes non plus.
Peut-être qu’une nuance importante échappe à ce débat: la différence entre un chroniqueur et un journaliste. Peut-être que les blogueurs sont des chroniqueurs en devenir, soumis à des règles moins strictes et plus libre de leurs opinions?
Qu’en dis-tu? Je ne suis pas familier avec les définitions et limites de compétences entre ces deux professions (chroniqueurs vs journalistes), peut-être peux-tu nous éclairer à ce sujet?
Un oubli… J’ai parlé du «26 juillet», mais j’ai oublié de dire 2003!
@ Michael Carpentier.
Tu dis “Peut-être qu’une nuance importante échappe à ce débat: la différence entre un chroniqueur et un journaliste.” Je crois que tu as mis le doigt sur le bobo, comme on dit.
N’importe qui peut se prétendre journaliste, dès qu’on a publié quelque chose qui peut ressemble à un article. “Journaliste” n’est pas une appellation contrôlée, au contraire par exemple de “policier” ou “psychologue”.
Tout le monde peut se dire fleuriste, mais socialement nous nous avons des attentes envers la personne qui se dit fleuriste: elle doit connaître les fleurs! Même chose pour les journalistes: socialement, on s’attend à ce qu’ils respectent la déontologie journalistique (vérification des sources, pas de conflit d’intérêt, etc.).
(A noter que la déontologie, c’est les règles qui régissent une profession. On parle souvent de règles strictes, regroupées dans un document écrit. Il ne faut pas confondre avec l’éthique, qui relève plus de la morale. La plupart des blogueurs ont de l’éthique, mais je cherche encore le lien vers notre code de déontologie!)
Plusieurs chroniqueurs (mais pas tous!) ne se considèrent pas liés au code de déontologie des journalistes, et ne devraient donc pas se prétendre journalistes. On peut mettre la plupart des blogueurs dans cette catégorie de “chroniqueurs-non-journalistes”.
Qu’est-ce que la FPJQ a dit?
D’abord qu’il y a confusion des genres entre journaliste et non journaliste, particulièrement depuis l’arrivée des blogues. C’est, il me semble, une évidence… Peut-on sérieusement qualifier cette position de rétrograde?
La FPJQ dit aussi que puisque n’importe qui peut se considérer journaliste à condition de faire un travail – bénévole ou non – qui s’apparente à du journalisme (comme publier un blogue de nouvelles, par exemple). Elle dit également que les journalistes doivent respecter la déontologie journalistique (même si, comme plusieurs le soulignent ici, ils ne le font pas toujours).
Logique 101: c’est l’obligation de respecter cette déontologie qui fait la différence entre un journaliste et un non journaliste.
Corolaire : la FPJQ a donc décidé de demander à ses membres de s’engager à respecter cette déontologie.
Ça me semble tellement relever du gros bon sens…
Soyons concrets. C’est une fédération professionnelle: si tu veux en devenir membre, respecte leur code de déontologie. Ce code-là ne fait pas ton affaire? Hé, la solution est simple: ne pas devenir membre!
Pourtant, cette position a valu une pluie d’insultes à la Fédération et aux journalistes “traditionnels”: rétrogrades, fabricants de fouet, tarte à la crème, obtus, conservateurs…
Je ne comprenais pas. Vraiment pas. Vraiment, vraiment pas. J’avais beau tourner ça de tous bords et tous côtés, les seules personnes que cette position de la FPJQ pourrait déranger étaient des gens qui aimeraient pouvoir être membre mais ne désiraient pas se soumettre au code de déontologie.
Ma première erreur a été de mettre cette interprétation en lead de mon article. C’est ce qu’on appelle faire un procès d’intention. C’est exactement le genre de choses qui est interdite dans le code de déontologie de la FPJQ. On me l’a bien reproché (même si je ne suis pas journaliste
).
J’ai donc posé la question: quelle partie de ce code pose problème aux blogueurs qui voudraient devenir membres de la FPJQ?
Ma seconde erreur, c’est que j’aurais dû arrêter d’écrire après avoir poser la question. Belle occasion de se taire diront certains.
J’ai continué à écrire, et même si j’annonçais mes couleurs en déclarant que j’allais être très baveux, j’ai été trop baveux. Même provocateur. Au point de me faire traiter de troll (une première dans ma vie)!
Je vais plaider la fatigue (j’ai écrit ça hier soir tard), une erreur de jugement (ça n’aura pas été une première). Mais enfin, deux erreurs et le mal était fait.
Puis, les esprits se sont enflammés. On a déformé mes propos, on m’a fait à moi aussi quelques procès d’intention (comme si j’étais anti-blogeur?), on s’est même demandé pourquoi les gens restaient gentils avec moi. Ouf!
N’empêche, sur le fond, je n’ai toujours pas compris pourquoi l’obligation de respecter le code de déontologie a valu à la FPJQ une telle pluie d’insultes.
@Etienne
La réponse à “pourquoi l’obligation de respecter le code de déontologie a valu à la FPJQ une telle pluie d’insultes.” est parce que la 2e étape est de demander de conserver des prérogatives à ceux qui seront “des vrais journalistes” et de s’organiser pour exclure les autres. Comme cux qui ne son pas “de vrais journalistes” comme l’a si bien écrit dans son éditorial “non-journalistique” (puisque c’est un éditorial) dans Devoir, Marie-André Chouinard, Le poid du blogue. Cette définition “déontologique” n’a pas pour but d’inclure, mais d’exclure (lire ici le procès d’intentions). En plus, il sous-tend que les AUTRES, ces non-journalistes, n’ont pas de déontologie et que c’est ce qui fait la différence. L’insulte attire l’insulte. Voilà…
“Le choix des informations rendues publiques par les journalistes doit être guidé par le seul principe de l’intérêt public. Ils ne doivent pas taire une partie de la réalité aux seules fins de préserver ou de rehausser l’image de tel individu ou de tel groupe.”
Ça s’appelle avoir la tête dans le sable. Le poids médias des libéraux dans la dernière campagne électorale était nettement au-dessus de ce que devrait être une couverture qui sert l’intérêt public. Le problème fondamental de la FPJQ est de vouloir compter ses poussins sans s’apercevoir que le renard est dans le poulailler, et de s’en prendre aux vilains petits cannetons qui eux, sont en dehors du dit poulailler. Moi, je me préoccupe beaucoup plus du sort du journalisme dans un contexte où le marketing a nettement pris de dessus sur les choix éditoriaux que du fait que quelques blogueurs qui en ont le temps se pointent à quatre ou cinq conférences de presse par année. En passant, comment se fait-il que ça soit si compliqué d’avoir des journalistes aux conférences de presse des syndicats, des groupes communautaires, des organismes soutenant le bénévolat? comment se fait-il qu’un parti qui présente des candidats dans pratiquement tous les comtés et réussit même à en faire élire un ait une couverture de presse nettement plus faible que celle des autres? Comment se fait-il que les éditorialistes d’un média aient tous la même ligne de pensée alors que l’intérêt public exigerait une ouverture à des points de vue différents dans la composition même de l’équipe éditoriale? Elle est ou la déontologie de la FPJQ quand il s’agit de défendre le droit du public à l’information? C’est plus facile de s’en prendre à quelques blogueurs invités dans les conférences de presse (combien au juste? un, deux, trois?) en brandissant un code de déontologie que de reconnaitre que la profession de journalisme est malade http://tinyurl.com/5r5unl
L’éditorial auquel Michelle fait référence est ici: http://www.ledevoir.com/2008/10/30/213187.html
Marie-Andrée Choinard est membre de la FPJQ. Son travail d’éditorialiste est un travail journalistique. Il est donc soumis au fameux code de déontologie.
Elle dénonce la confusion des genres. Elle dit essentiellement qu’un blogueur qui ne respecte pas les codes du journalisme, c’est un blogueur mais pas un journaliste. Les débats que vous lisez dans cette page web semble lui donner raison sur la confusion des genres.
DÉTAIL IMPORTANT: elle dénonce aussi les journalistes à la déontologie élastique! En fait, c’est sa dénonciation la plus cinglante selon moi.
Bon, après qu’elle ait identifié le problème de la confusion des genres, elle propose sa solution: un parti politique ne devrait pas traiter les blogueurs non journalistes comme des journalistes.
C’est un point de vue. Elle y a droit.
Est-ce que c’est une menace pour les blogueurs? Je ne crois pas. Refuser un blogeur crédible à son événement, c’est l’équivalent de refuser une entrevue à un journaliste de Radio-Can. Vous risquez de le voir aux nouvelles de 18h, debout sur le trottoir en face de votre siège social, expliquer aux auditeurs que vous avez refusé de répondre à ses questions. Version blogue : un cut&paste du email de refus d’accréditation. Ca fait dur, disons…
Mon message aux blogueurs : si vous voulez être considéré comme journaliste, adhérez à la FPJQ et respectez leur code de déontologie.
Si vous ne désirez pas être considéré comme journaliste, mais plutôt comme blogueur, eh bien présentez-vous comme blogueur et assumez. Si jamais on vous refuse une accréditation, testez votre réel pouvoir médiatique et indignez-vous en public sur votre blogue!
Mais entre temps, ne chialez pas parce qu’une association à laquelle vous êtes libre d’adhérer ou pas impose son code de déontologie à ses membres.
Michelle (et tous les autres que ce débat intéresse) : on se prend un scotch la semaine prochaine?
Cher Éthienne,
J’ai été attaché de presse dans le monde politique, pour avoir la chance donc de constater l’exercice déontologique et aussi, parfois, les coins ronds que l’on tourne dans chacune des professions, selon les délais, selon les valeurs, les urgences, les exigences de publication, l’audace, l’exclusivité de l’histoire, la une, les ventes, les …
Vous dites qu’il y a des blogueurs, notamment Opossum… je crois que ce carnet est celui de Mario Asselin… tout autant que je parle du blogue de Patrick Lagacé et non La Presse…
Du reste, je suis un employé de Opossum, mon opinion sur le sujet que vous présentez propose quelques différences avec celles de Mario Asselin, vous les trouverez aussi: http://www.comeaunumerique.com/blogue/?p=95
Cependant, je dois souligner que je vois Mario Asselin s’imposer une rigueur que je n’ai pas toujours pu trouver chez les autres blogueurs, ou chez certains journalistes… Le code déontologique n’est pas plus garant de son respect que ne l’est le code de la route pour garantir la fin des bêtises routières. On y adhère pourtant tous comme citoyen
Bonjour
Puisque je suis embarqué dans ce bateau, j’y vis aussi de ma petite réponse, pour me demander d’où peut venir un tel malentendu. Je n’ai aucune intention d’adhérer à la FPJQ, d’autant que je ne suis pas québécois
Ce n’est donc pas du tout mon problème.
Ce qui me dérange dans cette affaire est que la stratégie de la FPJQ (la même démarche se voit aussi en France) est une stratégie de fermeture de la profession de journaliste (s’enfermer dans une citadelle), qui frise d’ailleurs le corporatisme et n’est pas dénuée d’arrogance. C’est le contraire même de ce qu’il conviendrait de faire pour les journalistes conservent une place dans le monde de l’information qui se réorganise – sans eux !- avec internet.
Cette réaction est une démonstration de l’incompréhension des enjeux d’une profession qui joue pourtant sa survie en tant que telle.
Plutôt que de se poser en donneur de leçons pour les blogueurs, les journalistes seraient plutôt bien inspirés d’aller voir ce qu’ils pourraient au contraire apprendre d’eux. Car ce sont bien les blogueurs (qu’ils soient journalistes ou pas) qui parviennent aujourd’hui à établir avec leur audience une relation de confiance que les médias traditionnels ne parviennent plus à établir. Ce sont les journalistes des médias traditionnels qui sont hors du jeu, et les blogueurs qui sont dedans.
Les blogueurs qui parviennent à rebâtir ce lien perdu avec les lecteurs, bien évidemment, ne peuvent réussir que s’ils respectent une déontologie (au moins implicite), dont les lecteurs sont les seuls juges (et les lecteurs sont assez intelligents pour en juger à l’usage : Il y a dans la démarche de bien des journalistes une manière très désagréable de prendre le lecteur pour un imbécile, un ignorant ou un enfant : dans les blogs, ça, ça ne marche pas. D’ailleurs dans les médias, ça ne marche plus non plus !).
Alors, vous m’avez très mal compris : mon propos n’est pas du tout de faire adhérer les blogueurs à la FPJQ (elle peut-bien disparaître que ça m’est égal). Il est au contraire de convaincre les journalistes de se mettre tous au blog ! De sortir de leur citadelle pour aller se frotter au lecteur en direct, en interactivité, de relever son défi, de se justifier de ses choix devant lui, et de les assumer pleinement et personnellement.
Autant le regard dédaigneux des journalistes sur les blogueurs m’agace au plus haut point, autant je dois reconnaître que le mélange des genres ne me fait pas plus plaisir.
J’estime avoir une rigueur proche du journalisme quand j’écris mes articles. J’aime à croire que mes textes apportent quelque chose à ceux qui les lisent. Pourtant, je suis totalement conscient du conflit d’intérêts inhérent aux informations que je diffuse.
Que ce soit pour mon blogue personnel, professionnel. ou pour les blogues d’association que j’anime, c’est clairement une démarche de communication que je mets en place, accompagnée d’une stratégie de marketing réfléchie.
Je ne peux donc pas raisonnablement affirmer, ou même penser que je suis un journaliste. Je suis tout au plus un bon communicateur/marqueteur. Je pense que mon état est partagé par 99% des blogueurs d’affaires. Au-delà de la polémique qui fait du “hit”, nous devrions nous regarder en face avec un peu d’humilité, et reconnaître que nous ne sommes que des blogueurs.
[...] l’entremise du Stéphane Guérin, j’ai récupéré sur le blogue de 90 degrés une conversation houleuse lancé par Étienne Denis sur le rôle des blogueurs comparé à celui [...]
Tiens, il m’avais semblé que les Québécois étaient moins crispés par rapport aux blogs et à internet… Autant pour moi… Au moins, vous n’êtes pas idiots au point de vous attaquer à Google et vous vous contentez de taper sur les bloggeurs, c’est moins risqué, mais c’est tout aussi vain.
@Fabrice: Tu veux relancer la discussion sur Google. Bien vu, mais un article ne suffirait pas
@Zelaurent Ho que non, en même temps, est ce bien la peine de faire un article ? Laissons les se casser les dents tous seuls, non ?
Pour les plus courageux, je recommande le visionnage de la keynote “State of the Mediasphere” de Jeffrey Cole qui a eu lieu lors du dernier Monaco Media Forum. Très instructif pour ceux qui ne sont pas encore conscient de ce qu’il se passe (et puis les Québécois, contrairement à bien des Français, parlent anglais, ça leur donnent accès à bien des contenus
))
http://fr.youtube.com/watch?v=yJHZEAjO4h4
@Fabrice: Je me télécharge la vidéo pour la regarder tout à l’heure dans l’avion.
C’est vrai que le Québec a la chance de baigner dans les 2 cultures (franco/anglo), qui lui donne accès à plus d’information, ou plutôt à des visions différentes et peut-être plus enrichissantes.
En passant, on ne tape pas sur les blogueurs, on s’autoflagelle
@ Etienne Denis,
C’est un cas d’école votre article ! Ecrire autant de conneries en si peu de lignes, est-ce l’apanage des journalistes exerçant la profession bien avant que le web existe ?
D’ailleurs question “déontologie”, apparemment vous en connaissez un rayon ! J’en suis bouche bée, ou coi, au choix
JML
@ Zelaurent 99% ? Je vous trouve gémnéreux. Mois j’aurais plutôt écrit 99,9%
Je suis vraiment étonné que les journalistes soient en émois devant si peu.
Zut, deux fautes
«généreux» et «émoi».
Intéressant débat… Mais qui ne semble pas réussir à faire avancer… Le débat.
Le problème de fond, je crois, c’est que le monde change (moins vite au Québec mais tout de même). Les gens s’approprient la responsabilité de s’informer, de s’éduquer et ma foi, oserais-je dire; de penser.
Le journalisme, traditionnellement, demande une grande rigueur, c’est vrai, puisqu’il a le rôle d’informer une société qui lui a confié le mandat de le faire à sa place. Tous abêtis devant nos informateurs à gober tel des oisillons l’information déjà mâchée (oui, oui, déontologique, d’accord) et triée sur le volet des comité éditoriaux qui nous font l’honneur de décider ce qui est notre intérêt de savoir.
Mais voilà; ça change. Le monde change. Les gens s’approprient maintenant de plus en plus cette responsabilité. La déontologie migre du cercle journalistique au devoir citoyen. Il migre vers la rue! C’est moi qui ai la responsabilité de vérifier mes sources; à moi de déceller le conflit d’intérêt; en matière d’information je ne fais plus confiance qu’à mon propre jugement, à mes propres valeurs et je paye le tout comptant de mon propre temps.
Dans ce contexte le blogue et le blogueur sont mes alliés. Non pas parce que je le considère plus déontologique, plus libre ou moins quelque chose… Seulement parce qu’il accélère ma recherche d’information en faisait éclater les points de vues en une miriade de fragments parmis lesquels je forge ma propre opinion.
Et plus je me pratique, plus je deviens un joueur avertis. Alors tenez-vous le pour dit: que vous soyez blogueur, journaliste, polémiste, chroniqueur… Que vous soyez en possession d’une accréditation ou drapé dans la déontologie; je sais reconnaître une moi-même une connerie.
La déontologie ? Oui, pourquoi pas… J’ai rien contre la vertu. Amenez surtout le contenu; on va faire le tri.
La guéguerre blogueurs/journalistes a donc aussi lieu outre-Atlantique. Il y a donc aussi chez vous ce quelque chose d’insupportable pour les journalistes qui se voient déposséder de leur sacro-saint pouvoir d’informer.
@ Mario
et
@ Etienne
En effet, cette discussion est un très joli troll
http://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_(Internet_et_Usenet)
Le fond de la question est très pertinente mais la forme de celle-ci fera en sorte que vous n’en aurez malheureusement jamais la réponse.
Il existe effectivement le principe «don’t feed the troll». Je m’abstiens donc à tout commentaire sauf celui-ci. Bien dit Michaël!
[...] Ce n’est pas autant que ceux émis à la suite du billet d’Etienne Denis, “Pas de déontologie pour les blogueurs?“, mais l’un de ceux que j’ai suscités a su toucher une corde sensible : Pascal [...]
Hého, mon commentaire n’a pas été publié! Je ne peux même pas republier, WordPress détecte un doublon. Censure? J’espère que non…
Hého, j’espérais que vous régliez le problème…
Félix GG, aviez-vous mis inséré des URL dans votre message ? Si c’est le cas, il est fort possible que votre billet soit en attente de validation.
J’ai été brûlé par plusieurs, je voulais parler de ce billet qui ne mène à rien comme étant écrit d’une manière ô combien trollesque.
Personnellement, même si ma blogosphère est limitée, je n’ai jamais entendu parlé d’un blogueur voulant être membre de la FPJQ… Je suis un journaliste-blogueur et un journaliste étudiant, rien d’autre!
Vous niez l’importance des blogues? C’est du grand n’importe-quoi : SRC s’est servi de blogues pour prendre le pouls de la population, blogues qui ont eux-même rediffusé globalement ce que la blogosphère québécoise pensait. Et les blogueurs, c’est tout le monde : un BS, un expert en communication, un étudiant de 14 ans, un fonctionnaire, un enseignant, un journaliste, un retraité…
Finalement, je veux vous dire stop! Savez-vous de quoi vous parlez quand vous parlez de blogues? À ce que je vois, la web-attitude (qui ne se limite aucunement à ce dont vous avez présenté d’elle), vous ne l’avez pas. Vous n’êtes pas un blogueur d’âme, ça parait… À l’école secondaire De Rochebelle, là où j’étudie présentement, on a notre portails de blogues. Les carnets de De Rochebelle c’est au moins mille pages toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Et devinez quoi? On a tous un code de déontologie! [0-1-2-3-4-5-6-7-...] Je vais être baveux : bang, dans les dents! Là vous allez m’écrire «mouais mais c’est qui qui vous surveille, qui vérifie que vous appliquez le code?»… Tout le monde, monsieur. Il y a bien sûr François Guité, un enseignant, qui garde la fenêtre ouverte en cas d’urgence d’agir, mais pas une fois dans l’année il a dû user de son autorité. Pourquoi cela? C’est tout simple : la communauté s’automodère. Je vois que mon ami Étienne a écrit quelque chose qui n’a pas de sens? Je le lui dit et il s’arrange. Je vois que Yuan a plagié Radio-Canada (en passant c’est le seul qui l’a fait, et cela juste une fois…)? Je vais le voir et le résonne. C’est tout simple…
So, je vous le demande, la prochaine fois que vous écrirez une note coup de gueule (comme j’aime les appeler), tâchez d’être moins agressif. Je me suis senti visé par cette note anti-blogue et je n’ai pas aimé ça.
@FelixGG
Comme dit dans un courriel que je vous ai envoyé, non ce n’est pas de la censure. Votre commentaire avait été bloqué par le logiciel anti-spam (à tors, bien sûr), puis à cause d’un bug de bd il n’a pas pu être “autorisé”. Je viens de le republier manuellement.
É.
Salut É
J’avais des beaux liens hypertextes avec ça… mais bon, c’est pas grave
[...] (que d’aucuns qualifient de billet troll) de 90 degrés s’intitulant sulfureusement Pas de déontologie pour les blogueurs? Il y a des gens qui ont le don de la polémique et d’autres, comme dans ce cas-ci, l’ont un peu [...]
[...] par Michelle Blanc, je vous invite à aller prendre connaissance d’une discussion autour de la différence entre le journalisme et les blogues, par rapport notamment à la conformité à un code de [...]
Je ne voulais pas répondre à cet article mais j’ai décidé de le faire.
@Etienne Denis:
Mais franchement d’où sortent ces comparaisons hautaines et hors sujet:
“Parce que c’est bien beau de se dire “j’ai 40,000 visites”
(trafic hebdomadaire estimé de Vincent Abry, l’un des blogueurs
les plus populaires du Québec), mais ça n’arrive pas à la cheville
du Journal de Montréal avec ses 600,000 copies imprimées par semaine…”
On peut savoir d’où t’est venue cette phrase pleine de mépris et
surtout qui contient une comparaison complètement erronée ?
Tu compares mon blogue qui parle de web-techno (public limité) à un journal qui traite de tous les sujets et qui est destiné à un plus large public possible?
De plus, je suis SEUL. Le journal de Montreal, il y a combien de personnes qui y travaillent ?
Mis à part me faire réagir, je ne vois vraiment pas ce que cette remarque fait ici.
@Steph Guerin:
“Avec ses 70 000 lecteurs mensuels, on pourrait estimer le trafic de Michelle à 280 000 visites par mois si on se dit qu’un lecteur visite son site ou lit son flux RSS une fois par semaine. C’est beaucoup plus que Vincent Abry.”
Alors là Stéphane j’ai dû raté un épisode..? Je veux bien que Michelle avance ces chiffres mais je te remercierais de ne pas m’inclure dans la comparaison
Sinon,
Comme j’avais répondu chez Laurent http://www.zelaurent.com/opinion/coming-out-je-suis-un-blogueur-pas-un-journaliste/
“Je suis un blogueur ET un webmaster ET un webmarketeur, PAS un journaliste. Qu’on me foute la paix!
Je ne suis payé par personne pour travailler toutes ces heures de fou pour gagner quelques dollars en échange, contrairement à un journaliste dont c’est sa profession contre salaire.
Un blogueur écrit ce qui lui chante et c’est parfait ainsi. Un blogueur écrit avec son coeur.
Ce qui fait ch.. les journalistes c’est que certains blogs réussissent à avoir des visiteurs. En France certains blogs sont devenus de véritables médias (et je ne parle même pas des US) à part entière.
Et le plus beau là dedans c’est que ce ne sont pas des armées de personnes, des fois ils sont seuls. Exemple: Presse-Citron qui doit avoisiner les 15 000 visiteurs uniques par jour, Le Journal du Geek avec 25 000 visiteurs par jour. Et je parle même pas d’Otto là on s’entend car lui son nb de visiteurs si on aditionne ses principaux blogs doit se compter en centaines de milliers par jour.”
Et pour finir, me concernant je ne suis pas un “blogueur professionnel”, je ne blogue pas à temps plein, c’est un passe temps, une passion.
Pas juste le blog d’ailleurs. Les sites internet aussi. Depuis 1999.
+1 pour le commentaire de JM Leray et Vincent : vous êtes très très loin du compte
Ce qui gène les journalistes c’est sans doute de voir que des blogueur prennent de plus en plus de place, et 10 petits blogs à 60000 visiteurs dépasseront largement le journal de Montréal.
Mais comme les blogueurs semblent avoir moins de rancœur contre les journalistes que les journalistes envers les blogueurs ont va éviter de faire des comparaisons inutiles!
Le journaliste est payé pour faire son job, pas le blogueur! Aucun rapport, on se demande bien pourquoi vous comparez un blog et un journal, c’est comme comparer la vitesse d’une poule et d’une moto neige.
Je trouve dingue que les journalistes essaye encore de lutter contre les blogeurs.
C’est quoi le journalisme aujourd’hui ? Avant c’était une bande d’escroc mythomane qui se cachait derrière une loi qui finalement leur a été uniquement consacré. Mais aujourd’hui ça devient en plus une milice anti-modernisation ?
Franchement, évoluez ! Pourquoi vous battre, c’est une guerre perdue d’avance ! Ne serait-ce pas plus simple de travailler en duo “journaliste – blogeur” ?
J’aimerai vraiment savoir comment vous compter combattre un pouvoir (Internet) qui nous dépasse tous !!!???
Aujourd’hui que nous avons une réelle mise en pratique de la liberté d’expression (que vous avez bien utilisé en votre faveur dans le passé), vous voulez qu’elle ne concerne que votre petit monde d’escroc et d’arrogant? Ben NON!, c’est pas comme ça que cela se passe! Cette loi a dérangé beaucoup de monde dont vous étaliez la vie dans la presse à scandale et ben aujourd’hui est venu le temps que ce soit à vous de subir les conséquences d’une loi si stupide.
Après tout, c’est le juste retour des choses! “Subir ce que vous nous avez fait subir!”
Finalité, vous êtes une bande d’ingrat sans scrupule. Au lieu de vouer une guerre perdue d’avance contre Internet, vous feriez mieux de canaliser votre force, pour essayer de trouver une solution à votre survie.
J’attends une nouvelle génération, pour vous voir disparaître et enfin voir une information libre et authentique. Sans transformation des mots, pour un profit personnel comme vous le faite.
Le pouvoir des blogeurs de ceux des journalistes, c’est de ne rien attendre en échange de l’information qu’ils publient.
Dommage, vous auriez compris dès le début que ce n’est pas l’histoire qui gravite autour d’une information qui intéresse le publique, mais le fond de l’information, vous ne seriez probablement pas dans ce pétrin.
A bon entendeur, salut!
@Vincent,
Désolé si tu trouves que la phrase est méprisante. Pourtant, comparer le reach de différents médias est pratique courante en communication : telle chaîne spécialisée vs tel magazine vs tel quotidien, par exemple. C’est évident que tu es seul. C’est évident que tu as un énorme succès (j’ai dit “l’un des blogueurs les plus populaires du Québec”). C’est, semble-t-il, tout à fait normal que que tu n’as pas le reach du Journal de Montréal.
J’ai fait la comparaison parce que certains bloggeurs (pas tous, seulement certains, merci de comprendre la nuance) parlent comme si un article sur leur blogue avait l’impact d’un reportage à Radio-Canada ou d’un article dans le Journal de Montréal. J’ai utilisé ton blogue comme comparaison parce que, comme je l’ai dit, tu es “l’un des blogueurs les plus populaires du Québec”.
Désolé si comparer ton travail avec celui d’une très large équipe soutenue par d’immense revenus publicitaires est interprété comme méprisant.
Il y a quand même un truc qui reste à expliquer aux journalistes:
1 visite web =/= 1 copie papier:
A/ parce que la visite est un acte volontaire, basé unqiuement sur l’intérêt du visiteur, et pour lequel on est sur que le visiteur a au moins jeté un oeil au contenu (même bref).
B/ parce que 1 visite cocnerne une ge précise, 1 copie papier est un regroupement d’article
–> on compare des pommes et des bananes
C/ il n’y a qu’à faire les poubelles (moi je fias tous les jours, pourquoi ?) ou jeter un oeil dans bons nombre d’accueil et de salles d’attentes pour voir que d enombreux journaux sont reçus par abonnements, mais pas forcément lus…
J’en déduis l’équation suivante:
1 abonné à une copie papier = 1 abonné RSS
Aller au delà, c’est s’exposer à montrer que l’on est peut-être littéraire mais pas un grand ami des chiffres
@Guillaume
Bon point.
Souvent dans les médias imprimés on ne parle pas de “nombre de copies imprimées”, mais de “nombres de copies vendues”. L’acte mesuré est alors de sortir de l’argent de sa poche, ce qui est un engagement plus grand que passer quelques secondes sur un site web.
Les médias imprimés ont plusieurs analyses pour connaître le nombre de lectures vs le nombre de copies vendues. Le nombre de lecture est toujours plus grand.
Peut-on écrire un article sur la déontologie et en même temps s’embourber dans ce que l’on dit ? Je cite Etienne Denis en début d’article :
” il y a des blogueurs (…) qui voudraient pouvoir adhérer à la Fédération des journalistes du Québec”.
Et un peu plus loin : en réponse à Michelle Blanc :
“Je parle de la possibilité d’adhérer à la FPJQ, et non du désir. Je sais, la nuance est subtile, mais elle est là quand même.”
Le code déontologique inclue-t’il la sincérité et l’intégrité ?
@André,
Je ne suis pas sûr que je comprends ce que tu veux dire.
Si au coin de la rue chez moi il y a un bar réservé aux Noirs, je m’y opposerais, comme je m’oppose aux autres formes de ségrégation raciale. On pourrait dire : “j’aimerais pouvoir aller y prendre un verre”, même si dans les faits la musique qu’on y joue me tape sur les nerfs. Ça ne veut pas dire que je désirerais aller un prendre un verre.
Comme je l’ai écrit, a nuance est subtile, mais elle est là quand même.
Dans mon texte, “pouvoir adhérer” signifie la possibilité d’être membre. “Voudraient pouvoir adhérer” signifie “vouloir avoir la possibilité d’être membre”. Ca ne veut pas dire “désirer être membre”.
Ce que me répond Michelle, c’est qu’en ce qui la concerne, elle n’a aucun désir d’adhérer à la FPJQ, mais considère qu’en tant que blogueuse non journaliste elle devrait avoir les mêmes droits et privilèges que les “vrais” journalistes.