Facebook était très conscient des problèmes que pose une mauvaise traduction : « Have you ever been on a site where they’ve translated the content into your language but it still sounds horribly awkward? »
La solution trouvée pour garantir la qualité, très « à la mode 2.0 », se basait sur la participation des utilisateurs. Elle était même très séduisante : les utilisateurs proposent leur propre traduction, un système de vote a été établi, etc. Le résultat devait être un succès à la Wikipedia, site basé sur la contribution de la communauté et l’archétype du Web 2.0. Ce n’est pas le cas. Vraiment pas.
La traduction est une question de détails, et ce sont ces détails qui donnent une saveur au site. Mais pour la version française de Facebook, la saveur est celle d’un site anglais mal traduit. Et non d’un site français. Exactement le contraire de l’objectif. Le résultat est donc un échec lamentable.
Des exemples?
Certains passages sont truffés de fautes, comme « Les informations que vous avez rempli ci dessous vont être automatiquement envoyé au créateur de [...] ».
On trouve même des erreurs dans les textes visant à convaincre les annonceurs de dépenser leurs budgets sur Facebook, et qui sont donc le fer de lance du plan d’affaires de l’entreprise.
Par exemple : « une annonce datant ne devrait pas être ciblée sur les utilisateurs de moins de 18 ans ou ceux qui sont énumérés comme dans une relation d’une certaine nature ». Vous n’avez pas compris? Si vous annoncez un service de rencontre, vous ne pouvez pas cibler des utilisateurs de moins de 18 ans, ni ceux qui sont en relation de couple.
Certains textes sont disponibles en anglais seulement. C’est le cas des conseils de sécurité, qui sont pourtant un enjeu majeur du site.
Certains passages en français sont des calques de l’anglais. Par exemple, quand la page Web n’affiche que les premiers éléments d’une liste, on propose de « Voir tout » pour faire afficher tous les éléments. En français, on dira habituellement « Tout voir ».
Il y a des inconsistances :
- Mots-clefs / Entrez un mot-clé
- Libéral / Modérer
- Masculin / Femme
« Enregistrer une vi… » Là aussi le message n’est pas clair. Les traducteurs bénévoles n’ont pas tenu compte du nombre de caractères disponibles. Les lettres « déo » n’apparaissent donc pas. Il aurait fallu écrire « Ajoutez une vidéo », plus court de quelques caractères (ou « Ajouter un vidéo » dans une éventuelle version québécoise).
Autre exemple d’amateurisme : ils ont aussi oublié de conjuguer la marque de commerce quand ils la transforment en verbe. « Facebook moi » aurait dû s’écrire « Facebooke-moi ».
Échec 2.0
Une telle collection d’erreurs est inacceptable pour un site qui a des millions d’utilisateurs francophones. Nous avons vraiment l’impression d’être face à un projet où « on utilise des concepts cools » est plus important que « le résultat va être bon ». L’image projetée est celle d’une entreprise devenue trop grosse pour respecter ses admirateurs.
La « traduction 2.0 » de Facebook est donc un échec.
Etienne Denis
Président-directeur général

Effectivement ils auraient dû écrire dans Account > Language : Français en Béta
Bien vu j’ai pas été voir en profondeur la traduction j’utilise presque plus FB par manque de temps !
Assez d’accord sur le niveau de traduction qui est “regrettable”.
Je possédais le module de traduction et j’ai assisté à différentes propositions de solutions auxquelles les membres traducteurs pouvaitent voter…J’étais parfois un peu surpris.
De plus, la dernière version, celle qui est en ligne est différente en de nombreux points à celle qui existait quelques jours plus tôt…
Ainsi par exemple, il y a encore deux jours : News était l’historique !
[...] ce site. Avec le résultat qu’on pouvait craindre. (Pour des exemples d’erreur : Facebook en français : échec 2.0.) Oui des projets titanesques peuvent être menés à bien par une communauté de bénévoles. Je [...]
De faire une faute en gras en écrivant “Certains passages sont truffées de fautes” nuit un peu à la crédibilité de ce billet!
* Coquille corrigée, désolé. (Etienne)
[...] 90degrées, dont la fonction première est de faire de la rédaction web. Or, ils ont noté dans leur blogue que Facebook faisait passablement de fautes dans sa nouvelle interface francophone. Je suis heureuse que ce soit quelqu’un d’autre [...]
[...] Voici quelques exemples. [...]
Et qui râle à par moi contre Blogger qui traduit «search the blog» par «cherchez le blog» ?
à part moi (mille excuses)
Faire un site cool… c’est gentiment dit. Aussi un manque d’intéret pour tous ce qui n’est pas anglais pour ne pas dire américain. Donc on peut se permetre de faire un truc un peu pourri, après tous nous ne sommes que des francophones, voire français (pour moi).
la traduction de facebook n’est pas un échec – ce sont les localisations dans l’ensemble qui sont mauvaises. Certaines sites de Microsot ainsi que certain software sont mals traduits — laissez un peu d’air à Facebook, ces localisations sont un peu brusques certes mais quel est le pourcentage parmis les 62 millions d’utilisateurs qui va aller lire les infos sur facebook ads ?? pas grand monde
de plus l’attention sur le web est très faible , ce ne sont pas les fautes d’ortographes qui vont horrifier la masse…
À mon humble avis, l’erreur initiale repose sur la conception erronée de plusieurs, selon laquelle toute personne qui parle une langue est apte à la traduire. Il existe de nombreuses bonnes raisons pour lesquelles les traducteurs sont formés, spécialisés et rémunérés pour services rendus ! La traduction est un art, certes, mais une science à juste titre, celle de l’analyse sémantique et de la transposition, avant tout.
À bon entendeur, salut
[...] connaissait déjà le crowdsourcing, qui avait fait coulé beaucoup d’encre au moment de la traduction de Facebook en Français 4ème langue avec option roumain. Bienvenue dans l’ère du friendsourcing où [...]