L’arrivée des réseaux sociaux nous a permis d’émettre de plus en plus d’information. Cependant, trop souvent on émet n’importe quoi. La quantité est au rendez-vous, mais pas la qualité. Or, on ne parle pas assez des conséquences de cette surproduction inutile de commentaires.


Je ne fais pas exception, il m’arrive de remplir un champ commentaire, un statut, une case de 140 caractères, de téléverser sur un site des photos qui sont insipides, inintéressantes et inutiles.

Une pollution numérique

Prenons un cas de figure. Un internaute décide de commenter cet article qui a déjà été commenté plus de 5 fois. Son commentaire : « Tu as bien raison ça pollue la planète!, je vais faire plus a attention. » Voici une très petite partie des conséquences du commentaire de notre internaute :

  • La centaine d’internautes qui vont le suivre vont perdre du temps à balayer ce commentaire;
  • Certains vont se retenir d’émettre un commentaire pertinent, car ils trouveront que leurs commentaires seraient dilués par les autres impertinents;
  • Une dizaine de courriels vont être envoyés à ceux qui ont commenté pour les avertir que la discussion se poursuit;
  • Ils vont perdre du temps à lire ce courriel;
  • Les moteurs de recherche vont indexer ce commentaire inutile
  • Mon serveur va garder en mémoire cette petite pollution, qui va aller se multiplier dans les sauvegardes.

Quand je regarde ce cas, je ne vois pas d’inconvénient qu’un jour des blogueurs se dotent de normes pour effacer les commentaires impertinents.

Des blogues comme TechCrunch obtiennent instantanément des dizaines de commentaires. Le syndrome de « je ne vois pas ce que je pourrais ajouter au premier coup d’œil » fait que je ne lis pas les commentaires et que je n’ajoute pas une info qui peut-être pertinente.

Exemples d’impertinence

Voici selon moi des contenus complètement impertinents que l’on voit trop souvent :

  • Félicitations pour ce blogue
  • Wow bel article! Intéressant
  • Merci de me follower

Développer un réflexe de pertinence dans le Web 2.0

Nous allons être de plus en plus confrontés à la production de contenu instantanée, à un dialogue numérique permanent. Nous devons adopter de nouveaux réflexes pour contrer l’impertinence et la pollution numérique.

  • Voici un réflexe que j’ai adopté suite à une lecture chez Provokat pour assurer la pertinence de mes commentaires.

« La prochaine fois que vous pensez à un « plan d’attaque » pour une « offensive » marketing auprès d’un marché « cible », basé sur un « road block », un « blitz » et une « infiltration des groupes », demandez-vous si votre mère approuverait.»

  • Voici une réflexion que j’essaye de m’imposer avant mes incursions dans le Web 2.0.

Mes enfants seront-ils fiers de ce que je suis en train d’écrire? Vont-ils me trouver intéressant et pertinent? Vont-ils trouver que j’étais utile?


Mon call to action : pour avoir de mes propos pertinents et parfois impertinents suivez-moi sur twitter @tropcurieux.

13 réponses à “Pour plus de commentaires sociaux pertinents”
  1. Je ne suis pas d’accord. Les seuls commentaires inutiles sont ceux hors-sujet.

    Tu n’aimes pas que l’on te dise que tu fais du bon boulot ???

  2. la pertinence est dans l’oeil de celui qui regarde. tout cela est bien subjectif. et même avant les médias sociaux, on pouvait s’entendre pour dire que 90% d’internet était impertinent. ou pas.

    l’important, à mes yeux, demeure le choix. le choix de suivre qqn. le choix de lire qqn. mais aussi le choix d’effacer un commentaire inutile.

    pour ce qui est de ton réflexe, ta mère (la mienne aussi) laisserait sûrement des commentaires comme “wow bon blogue”, ou “bel article, j’ai bien aimé”.

    à mon avis, ce n’est pas impertinent.

    en tant que blogueur, on a parfois besoin de ses commentaires très basiques, qui n’apportent rien à la conversation, mais qui font plaisir. en tant que lecteur, on a le goût, parfois, de féliciter qqn pour une bonne action, un bon article, un bon tweet.

    où est l’équilibre entre la pertinence et la politesse? sais pas. mais j’essaie de respecter ces deux lignes directrices dans mes commentaires, et d’influencer mes lecteurs et ceux que je lis/suis à faire de même.

    my 0,02$

  3. J’ose (j’aime “jaser” sur ce blog). A quoi sert un blog SANS commentaire? Soliloquer dans son coin, dans la vie réelle, pourquoi pas (dans sa voiture, dans sa salle de bain) mais sur le web, vraiment je ne vois pas.
    L’intérêt unique du web est la conversation même si elle est “impertinente” (dans l’hexagone “impertinent” = manque de respect. Ici on aurait dit “des commentaires inappropriés”, sans intérêt). A ce propos vous êtes (les québecois”) les bienvenus pour participer au blog “Pousse-café” que j’anime sur la culture et la langue française (sur Posterous.com). Laissez-moi un commentaire…pertinent ;-) !

  4. @Wissam
    J’aime comme tout le monde me faire féliciter. Cependant, le but d’un blogue est de partager de l’information et fournir une plate-forme pour échanger sur le sujet.

    Trop souvent, les commentaires n’apportent rien aux lecteurs et encore moins aux blogueurs. Les métriques sont pour les blogueurs un bon indicateur de l’appréciation de nos contenus.

    Selon moi, la meilleure façon de complimenter un blogueur pour son travaille, c’est de participer intelligemment au contenu de son blogue. Certainement pas de juste lui dire : j’aime ton article!

    @Leroy
    J’apprécie la nuance que tu apportes. Comme Wissam tu soulignes l’importance pour le blogueur de la rétroaction avec l’usager. Je pense que la rétroaction peut être plus riche que les simples bravos, bon article … La ligne est floue.

  5. Au sujet des commentaires à éviter : “National Post reporter has total Twitter melt down”

    http://www.mediastyle.ca/2009/02/national-post-reporter-has-total-twitter-melt-down/

    Suis-je hors sujet?

  6. Tiens, très intéressant de mettre en relation les mots pollution et twitter. Peut-être est-ce une fonction de mon réseau, mais j’estime que plus de la moitié des tweets que j’y vois ne sont rien d’autre que de la ?? (polluriel ne s’applique pas, garpirriel non plus, pourriel pareil… voyons, on va appeler ça comment polluer les ondes par des tweets twits?) les twitiriels? les pouetirriels? les cuicuirriels ? M’enfin. Voyez mon idée.

    Je souscris à l’opinion de @tropcurieux. (que je vais me mettre à suivre!) =)

  7. Je me suis souvent retenue de participer à un blogue quand mon commentaire se résumait à “très intéressant, merci”. Je vais continuer à le faire.
    Je préfère participer activement à la conversation quand j’ai quelque chose à dire.
    Dans le même ordre d’idée, certains blogueurs (pas sur 90 Degrés évidemment !) nous soûlent de leurs pensées et réflexions. Du dense svp !
    Comme je l’écrivais sur un billet dans AgentSolo, je veux lire un blogue concentré, pas me concentrer pour lire un blogue.
    Suis-je hors sujet ?

  8. Si vous trouvez qu’un blogueur a fait un bon article, vous pouvez aussi lui envoyer un courriel. Il sera heureux de le lire, et ça ne polluera pas la discussion.

    SELON MES GOÛTS PERSONNELS (i.e. ce qui suit n’est pas une loi universelle), une autre forme de pollution est le mélange des genres. Par exemple, si je publie mes états d’âme sur mon blogue professionnel.

    Cela dit, une amie a un énorme succès en adoptant une position exactement inverse, bien que certains ne la suivent plus pour cette raison. Aussi, mon avant dernier twit parlait d’un show que j’ai vu samedi soir… donc je n’applique pas nécessairement ce que je prêche (ref, commentaire #5 plus haut)!

  9. Pour plus de commentaires sociaux pertinents…

    L’arrivée des réseaux sociaux nous a permis d’émettre de plus en plus d’information. Cependant, trop souvent on émet n’importe quoi. La quantité est au rendez-vous, mais pas la qualité. Or, on ne parle pas assez des conséquences de cette…

  10. Je suis un peu du même avis qu’Etienne Denis sur le fait que le mélange des genres constitue une sorte de pollution numérique qui peut engendrer des pertes de temps. Par contre, je ne prêche pas par l’exemple moi non plus sur mon blogue… ;-)

    J’ai par contre tenté d’encadrer ces “écarts de thème” et mes lecteurs semblent apprécier jusqu’à maintenant. Mon blogue traite principalement du marketing dans les PMEs et la majorité de mes billets portent là dessus. Par contre, ayant plusieurs autres champs d’intérêt, je me permets à l’occasion des billets sur des sujets “hors contexte” qui me tiennent à coeur. C’est la beauté des blogues ça! Pas de ligne éditoriale. Ca permet d’attirer d’autres types de lecteurs et aussi de me montrer sous un autre jour à mes lecteurs plus réguliers.

    J’ai aussi instaurer officieusement une politique éditoriale de “billet léger du vendredi”. Ces billets sont soit des coups de gueule ou des coups de coeur qui touchent ou non le marketing. Fait surprenant, ces billets sont les plus populaires sur mon blogue!

  11. Je partage ton analyse. Pour ma part je ne vois pas l’intérêt de commenter un post si je n’y apporte pas une valeur ajoutée ou si c’est pour dire la même chose qu’un autre post.
    Tout comme je ne vois pas l’intérêt d’écrire un post sur mon blog si le sujet est déjà traité et retraité ailleurs, bien souvent sur des blogs beaucoup plus fréquentés que le miens (bon ok c’est vrai que je ne publie pas beaucoup).
    Pour moi je publie lorsque qu’un sujet m’inspire vraiment, je post un commentaire lorsque le sujet m’interpelle, je twitte lorsque je veux exprimer une émotion ou lorsque j’ai besoins d’infos ou de renseignement. D’autre part je pense que les réseaux type Facebook ou Twitter sont beaucoup plus propices aux publications légères ou émotionnelles.
    Par contre, et comme e ne suis qu’un homme, il m’est déjà arriver de poster pout poster, et donc avoir l’illusion d’exister, alors que j’existe déjà vraiement.
    Bon j’espère ne pas avoir été “pollueur”, lol.

  12. article très interressant bravo! :-)

  13. A vous lire tous, il me semble bien que le côté léger (futile) d’une contribution serait souvent… irrésistible. Et pourquoi pas? Si je déteste les contributions exclusivement nombrilistes (j’ai chaud, je mange des patates et c’est bon, j’aime mon pc, je vais dîner avec mes amis…) façon twitter ou plus épanchés façon posts, je trouve que sortir de temps en temps du cadre donne de la vie à son blog, à son twit. Un côté amical qu’autorise le média : réponses d’impulsion, posts d’émotion, d’humeur. Quand j’étais étudiante, j avais suivi avec intérêt un projet consistant à faire rugir, pleurer, rire ces mails (par d’autres voies que les simples émoticons), je ne sais pas ce qu’est devenu ce projet. Mais twitter répond en partie à ce désir de proximité et d’échange, une sorte de point chaud entre internautes. Aussi, j’aime bien le “billet léger du vendredi” d’Etienne.

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