Une stratégie Web intégrée : le Web 360 (1/3)
Publié par Esteve Favrel dans Ergonomie et utilisabilité, Marketing interactif, Moteurs de recherche, Rédaction web, Traduction web, Web 2.0Fini le bon vieux temps où une présence Web se traduisait par l’existence d’un site Web. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus que ça.
Et pour s’assurer d’être là où il faut, de la manière qu’il faut, il est indispensable de compter sur une stratégie intégrée, une stratégie Web 360.
Vous connaissez certainement le concept de « 360 communication », ou « Communication tous azimuts ». Le Web 360 se base sur le même concept : tout est important.
Afin de rester concis, cet article va recenser brièvement les principaux points auxquels il faut tenir compte pour mettre tous les atouts de son côté.
Se connaître
Pour s’assurer d’une présence Web 360, il faut commencer par établir une stratégie globale selon son domaine d’activité et les caractéristiques de son entreprise :
- Quelles sont les caractéristiques de mes clients, de mon secteur d’activité, de mon entreprise?
- Quels sont les objectifs de ma présence sur le Web? S’agit-il de s’assurer d’une présence pour ne pas laisser le champ libre aux concurrents? Sont-ils de renforcer la marque, de vendre, d’informer? Quels sont mes marchés?
- Quelles sont les ressources financières et humaines disponibles? (à ne sous-estimer sous aucun prétexte!)
Se définir
Une fois l’état des lieux finalisé, il faut entrer dans le détail de la réalité Web :
- Qui seront les utilisateurs de ma présence virtuelle? Les adolescentes prépubères, les aînés, les mères de familles nombreuses, les investisseurs, les médias…?
- Quels sont leurs motivations, leurs objectifs, leurs comportements, leurs positions par rapport à ma marque…? Pour connaître tout ceci, l’analyse traditionnelle a recours aux sondages, aux réunions de groupe qualitatives… Le problème est que cette approche ne tient pas en compte le contexte de l’utilisation. Il faut donc mieux avoir recours à des recherches ethnographiques, l’élaboration de personas et la réalisation de tests d’utilisation.
Et je vous en conjure : n’allez surtout pas faire l’erreur de penser que VOUS êtes des utilisateurs de votre propre site et que, par conséquent, VOUS savez ce que veulent vos utilisateurs. Vous devez vous assurer que votre stratégie Web 360 répond à LEURS attentes, à LEURS modes opératoires… Écoutez donc ce qu’ils ont à vous dire… c’est dans votre intérêt! (encore faut-il le faire au bon moment, car qui ne s’est pas vu demandé une évaluation d’une page d’un site au début de la visite au lieu de la fin?). - Quels sont les supports à utiliser pour rejoindre les clients potentiels? Et là comme mentionné au début, un site Web n’est plus suffisant. La popularité du Web a eu pour conséquence une explosion des références, qui à son tour a eu pour conséquence l’irruption de toute une série d’applications et d’outils. Comment s’y retrouver? Il ne faut pas avoir peur de faire appel à des experts du Web. Le marketing individuel (one to one marketing) et la fragmentation des supports a du bon, mais cela demande encore plus de ressources et de recours aux experts que les supports traditionnels.
Afin de vous laisser le temps de digérer ces informations et de faire un mini-état de votre situation, je continuerai cet article en 3 volets demain en présentant les éléments qui composent une stratégie Web intégrée.

On pourrait penser que les recommandations que Esteve fait ici sont assez “de base”. Mais s’il fait ces recommandations, c’est qu’il a vu trop de clients avoir des difficultés majeures avec leur projet parce qu’ils n’ont pas fait leurs devoirs.
Un exemple: un client nous commande le contenu de 300 pages web, français et anglais. Vous avez une idée de l’investissement? Quand on lui demande ce que les internautes visés viennent faire sur son site, et pourquoi ils achèteraient sur son site plutôt qu’un autre, la réponse est très vague.
La première étape de notre travail est alors de l’aider à définir sa stratégie de contenu.
Il faut surtout que les personas et la stratégie de contenu se basent sur une connaissance pointue de l’utilisateur dans son contexte. Et ça dépasse la description socio démographique classique (ado, ainés, médias, investisseurs…) pour aller vers une description fine des différents d’une seule et même personne. Enfin ça c’est l’idéal
Tout à fait. C’est pour cela que j’indique : “Le problème est que cette approche ne tient pas en compte le contexte de l’utilisation. Il faut donc mieux avoir recours à des recherches ethnographiques, l’élaboration de personas et la réalisation de tests d’utilisation”.